TÉLÉGRAMME : Vannes . Une « Tiny » pour une nouvelle vie

Elles sont copines. Possèdent leur entreprise. Ont toutes deux 29 ans et habitent à Vannes dans un petit appartement. Jusqu’à ce que l’envie d’une nouvelle vie dans une « Tiny House » n’ait raison d’un quotidien conformiste. Au printemps prochain, celles qui se surnomment « les Simone » vivront chacune dans leur propre petite maison déplaçable.

Leur petite carte de visite violette en coton recyclé affiche la couleur. Une petite maison déplaçable sur roues côté pile et une accroche efficace côté face : « C’est l’histoire de deux nanas bretonnes et un peu fo-folles qui se sont dit un jour : vivre en Tiny, et pourquoi pas ? »

Besoin d’un dico ? En anglais, une Tiny House, c’est littéralement une minuscule maison. Déplaçable derrière une voiture et sur roues. Bien plus qu’un véhicule léger d’habitat en bois, c’est un véritable style de vie. Insolite et écologique. Comme une ode à la liberté.

C’est une autre façon de penser, de voir les choses, de tendre vers le zéro déchet.

« Ce projet trottait dans ma tête. Et puis, en avril 2018, j’ai franchi le pas, et Alexia m’a suivie. Nous sommes allées voir les constructeurs avant de nouer des contacts avec des personnes ayant déjà opté pour ce mode de vie. Maintenant, on va avoir chacune la nôtre et on sera voisines, je suis trop impatiente », avoue en préambule Marion Chauloux, 29 ans, dirigeante de l’entreprise Dynamo Néocom à Vannes.

Sa voisine de bureau, Alexia Tanguy, ne peut masquer sa joie. C’est que la graphiste et patronne de Com d’Happy n’attend qu’une chose : la livraison de sa précieuse Tiny en mars-avril 2019. « C’est un vrai changement de vie. Quand elle m’a dit ça, j’ai dit : mais oui, c’est ça que je veux ! J’aurai 20 m² au sol, une mezzanine, de la place pour accueillir du monde. C’est une autre façon de penser, de voir les choses, de tendre vers le zéro déchet ».

« Moins j’ai d’affaires, mieux je me sens »

En attendant le jour J, celles qui se surnomment « les Simone » négocient des prêts avec les banques, participent à des portes ouvertes. Tout en se renseignant sur les toilettes sèches et sur le permis E, indispensable pour tracter le précieux objet, digne d’un convoi exceptionnel avec ses 6 m de long, 4 m de hauteur et 2,5 m de large.

« C’est toute une organisation à avoir. Mais bon, j’ai déménagé 18 fois dans ma vie et je sais que moins j’ai d’affaires, mieux je me sens. Tant que j’ai un coin lecture convivial, un salon pour accueillir du monde, ça me va. Il n’y a rien de tel que de se sentir comme dans un cocon », se réjouit Marion. Avant d’ouvrir et fermer la parenthèse budget en un claquement de doigts : « Une Tiny, c’est entre 15 000 et 80 000 €. Nous, on sera dans la fourchette haute, entre 60 000 et 70 000 € environ, car on voulait des matériaux éco-responsables et du made in France ».

Ne reste plus qu’à résoudre une dernière interrogation pour que tout soit parfait : trouver un terrain à Vannes ou aux alentours pour accueillir leurs deux Tiny Houses… « C’est la question du moment. Un terrain privé ou communal, un bout de jardin, peu importe. Il nous faut juste deux raccordements chacune à l’eau et à l’électricité. Alors, si quelqu’un peut nous aider… L’idéal ? Devant la mer, dans un champ avec des vaches », pouffent de rire les deux compères. Carte de visite violette toujours en main, indiquant : « En Tiny Simone ! »

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